lundi 21 avril 2014

21 avril, l'armée se rebelle contre l'abandon

Publié initialement sur Facebook

Il y a 52 ans commençait ce que l'Histoire allait retenir sous le nom de "Putsch d'Alger". Vous trouverez au lien ci dessous, des documents divers sur cette action brève mais majeure de la Vème République. Témoignages, narrations, compte rendus etc... réalisés autour du personnage d'Hélie de Saint Marc, commandant alors le 1er Régiment Etranger de Parachutistes, pièce maîtresse de la rébellion militaire...

Cette action militaire chercha désespérément a éviter que ce joue le dernier acte  tragique de la guerre d'Algérie à savoir l'abandon brutal, après 8 années de guerre et de victoires obtenues au prix de lourds sacrifices, des populations musulmanes fidèles et des "pieds noirs", aux mains des égorgeurs du FLN. 

Un an plus tard, en 1962, le bilan de cette guerre pourtant terminée, n'en finira pas, et l'épuration succédant aux combats, donnera dramatiquement raison aux soldats qui ce 21 avril 1961, n'écoutant que leur devoir et leur sens de l'honneur avaient refuser l'abandon jusqu'à la désobéissance !

Le lien ici : http://alawata-commandant.blogspot.com/search/label/Putsch

DOCUMENTS ET ARTICLES PUBLIES SOUS CE LIEN A CE JOUR (Blog dédié à HDSM) :

- La fin du 1er REP, par José Castano
- Hélie Denoix de Saint Marc en Algérie, par André Boyer
- Haut les coeurs, Témoignage de Georges Robin
- Le droit a la désobéissance, par Hélie de Saint Marc
- Je ne regrette rien, récit de la fin du putsch, par Robert Soulé
- Le Putsch d'Alger, par Pierre Sergent
- Le procès du commandant Hélie de Saint Marc, par Maurice Cottaz
- Héros, éditorial de Philippe Barthelet
- Mon libre choix, entretien avec Hélie de Saint Marc 
- La fierté du commandant rebelle
- Le putsch d'Alger, vidéo extrait du documentaire "Servir ?" 
- Hélie de saint Marc raconte son putsch d'Alger, Article du Progrès de Lyon

Voir aussi le passage consacré à cet épisode dans la conférence récemment publiée le 19 avril 2013 sur le même blog (Les souvenirs du Putsch à la minute 58'41")


OBSERVATION :
J'essaye de continuer dès que possible ce travail de mémoire autour de la figure d'Hélie Denoix de Saint Marc et vous remercie par avance des contributions, témoignages et documents que vous accepterez de partager.

Bien à vous 
Erwan Castel, Cayenne le 21 avril 2014 

samedi 19 avril 2014

Le destin d'un soldat dans la tourmente de l'Histoire

Pour page "UNE VIE"


Source : www ICHTUS : Hélie de Saint Marc   




Conférence de Hélie Denoix de Saint Marc
(1997)




TOUTE UNE VIE AU SERVICE DE L'HONNEUR ET DE L'HOMME...


"J'ai accepté de témoigner car je crois à l'importance du passé, parce que le passé éclaire le présent, qui lui-même tient entre ses mains l'essentiel de l'avenir"  - Hélie de Saint Marc (1922-2013)

Cet homme incarne une destinée extraordinaire, accomplie avec courage et abnégation, traversant les épreuves de 3 guerres consécutives, et l'humiliation de la déportation et de la prison, mais en sachant garder toujours élevés au dessus de l'Histoire et de sa propre vie, le sens du devoir et celui de l'espérance.


Conférence d'Hélie Denoix de Saint Marc retraçant les grands moments de sa vie:


La Conférence (01h31')
video

L'audio de la conférence disponible en MP3 ici : HDSM - 1997 - Conférence

PLAN DE LA CONFÉRENCE

Repère

00'00"     Présentation du Commandant Hélie de Saint Marc

06'23"     Introduction - Pourquoi témoigner ?

11'45"     LA JEUNESSE

14'25"     La Seconde Guerre Mondiale

17'56"     LA RÉSISTANCE et la DÉPORTATION

24'23"     L'après guerre, Saint Cyr, la Légion Étrangère

28'24"     L'INDOCHINE

41'20"     Sur la Guerre

44'29"     L'INDOCHINE (suite)

47'45"     L’ALGÉRIE

58'41"     LE PUTSCH D'ALGER et la PRISON

68'22"     Conclusion - Hommage aux morts des guerres

79'45"     Questions - réponses

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vendredi 7 mars 2014

jeudi 6 mars 2014

Point de vue (peut-être) hors sujet...

En page "DÉBATS"

Publié initialement sur la page Facebook "les amis d'Hélie de Saint Marc" le 3 mars 2014

Tout d'abord je salue et remercie le dévouement chronophage des administrateurs de cette page, principalement Nicolas de Lemos,qui font preuve de patience et de passion.

"Le passé est le passé" écrivait Hélie Denoix de Saint Marc et je pense que se souvenir avec dignité et respect de l'Histoire est une chose, s'y enfermer ou la rejeter en sont deux autres, aux positions fanatiques et cristallisées sur des plaies entretenues par une vision manichéenne. 

Le Commandant a eu cette attitude de ne jamais se faire le parangon d'une doctrine particulière. C'est un choix peut-être critiquable sur le plan politique, mais respectable sur le plan de l'éthique. Le style que le Commandant a défendu toute sa vie pourrait se résumer en un seul mot : l'Homme. Ce choix quasi théologique, a toujours donné une dimension métaphysique à l'engagement de cet officier, vivant cet immense paradoxe apparent, d'un engagement physique et mental extrêmes d'une part et d'un détachement idéologique apparent d'autre part. Par ce droit de réserve (mais pas de retrait, bien au contraire) le Commandant (qui avait son opinion) a toujours mis en avant les valeurs apolitiques inscrites en or sur nos drapeaux et étendards, et je pense qu'on peut même parler ici d'élévation de l'âme.... 

Les rares moments de liberté où je parcours avec passion les pages et sites dédiés au passé héroïque de notre nation, (mais sans exaltation thérapeutique), je regrette de rencontrer trop souvent des nostalgiques exaltés ou des fanatiques frustrés, qui sans le vouloir font souvent tourner en rond les réflexions ! 

Parler de l'O.A.S. pour ne citer que cet exemple, récemment débattu sur cette page, n'est pas je pense, a proprement parlé, "hors sujet" par rapport à l'histoire de vie du Commandant; car si il ne s'y est jamais impliqué, il y est ipso facto assimilé au même titre que tous ceux qui clandestinement ou non avec la plume ou le fusil, défendaient l'Algérie française...

Ce qui est hors sujet en revanche c'est de faire revivre un activisme idéologique, certes respectable dans son contexte, mais qui (malheureusement peut-être) est stérile aujourd'hui. A vouloir simplifier l'Histoire autour de quelques postulats et slogans décontextualisés, on la rend simpliste et surtout on s'enferme dans une tranchée idéologique aux jugements partiaux et dogmatiques. Se souvenir oui, ressusciter non. 

Notre époque révèle à son horizon nombre de menaces qui nous invitent à d'autres combats aux enjeux bien actuels (mais plus dangereux aussi)

Donc personnellement je m'autorise a aborder tous les sujets, à condition qu'ils touchent de près ou de loin l'aventure humaine d'Hélie Denoix de Saint Marc, le plus important étant de respecter la tenue et la retenue de sa vision humaniste passionnante, mais dépassionnée, et de chercher comme il a su nous le montrer, à s'élever au dessus des querelles partisanes pour ne regarder que les âmes nues des hommes en uniforme. 

Voilà à chaud et en vrac ces quelques réflexions dominicales que vous adresse en vrac mais accompagnées de mes amitiés les plus sincères.

Erwan, Castel Régina le 3 mars 2014.

mardi 11 février 2014

11 février, Naissance d'Hélie Denoix de Saint Marc

Publié initialement sur la page Facebook du groupe "Les amis d'Hélie de Saint Marc"

Avec mes sincères et respectueuses amitiés pour la famille du Commandant...

Hélie Denoix de Saint Marc aurait 92 ans aujourd'hui, si le destin n'avait pas finalement accordé un repos mérité à ce combattant humaniste qui a su, tout au long de sa vie, traverser et surtout sublimer en sagesse pour notre avenir toutes les épreuves de son passé (résistance, camp de concentration, guerres d'Indochine et d' Algérie, prison...) 

Cette voie de l'honneur qu'il va emprunter au prix de souffrances inouïes, commence dans les sentes des combes du Périgord familial, où le jeune homme, né le 11 février 1922 à Bordeaux, forge son caractère au feu des traditions familiales et de la beauté de la Nature orgueilleuse toutes semées des empreintes de l'Histoire des hommes de France.


"Du plus loin qu'il m'en souvienne, aucun Saint Marc, avant ma génération, n'a vécu n dehors du Périgord. (...) Chez nous les tableaux aux murs évoquaient des nobliaux de province en jabots et dentelles, des femmes au teint de jais en tenue austère, des serviteurs du royaume, la plume d'oie à la main. (...) 

A cette époque, l'univers me semblait être ordonné par une logique universelle qui voulait qu'il existât des pauvres et des riches, des propriétaires et des métayers. J'étais né du bon côté de la barrière. Je ne me posais pas d'autres questions. (...)

Personne ne mettait en doute la supériorité de nos valeurs et de nos familles. Aussi manquions-nous de compréhension pour la profondeur des êtres qui ne se mesure pas à leur origine. Mais il faut sans doute être passé par l'épreuve du dénuement total pour s'apercevoir les apparences sociales s'évanouissent dès que l'essentiel est en cause."


Hélie de Saint Marc.


Mon Commandant, vous nous manquez autant que vous êtes toujours vivant dans nos coeurs fidèles.


Erwan Castel, Cayenne le 11 février 2014



Voir un précédent article sur la famille ascendante du Commandant Hélie Denoix de Saint Marc Le lien  :  ICI



lundi 10 février 2014

La blessure jaune

Publié initialement sur la page Facebook "Les amis d'Hélie de Saint Marc" le 9 février 2014


Extrait

"Lorsqu’il fallut quitter le Vietnam, nous étions cette armée de sentinelles que le ciel découpe au lointain : chacun veillait sur ses souvenirs. Que faire de la guerre lorsqu’elle est finie ? Nous sommes devenus des orphelins. Aujourd’hui encore, nous souffrons de savoir le Vietnam sous le joug : son peuple n’en a pas fini avec la dictature. Mais l’arrachement ne doit pas faire oublier ce que l’Indochine nous a donné. A nous qui devions donner la mort, cette guerre a enseigné l’éblouissement de la vie. Elle nous a appris la fragilité de l’instant, l’ordre parallèle des choses. Elle a uni notre sang à celui des Vietnamiens. Il appartient désormais à chacun de transmettre ce témoin à ceux qui lui succèdent, comme les petites offrandes que les paysans déposaient devant l’autel des ancêtres : deux fleurs, une mangue, une prière enroulée dans une feuille de riz. "

Hélie de Saint Marc.

LIRE L'ARTICLE INITIAL ICI  (sur le blog "Tradition") : La blessure Jaune

samedi 8 février 2014

Légionnaires !

Publiée initialement sur la page facebook " les amis d'Hélie de Saint Marc" le 8 février 2014


Merci à Pauline d'Oranie pour la photo